" BOUQUET FINAL "
Un film de Michel DELGADO
Avec Didier BOURDON
Sortie le 5 Novembre 2008 |
Recruté comme directeur commercial Paris d'une entreprise américaine de pompes funèbres, Gabriel part trois mois en stage sur le terrain aux côtés de Gervais Bron, quinze ans de métier. Il parvient à dissimuler son nouveau job à ses parents et à son amoureuse, Claire, qui voient en lui un grand musicien, jusqu'au jour où il vend des obsèques à prix d'or à un vieux monsieur qui n'est autre que le grand-père de Claire...
Interview Michel DELGADO:
MB :
Peut-on rire encore sur la mort ?
MD : Ce n'est pas un film sur la mort, mais un film sur les métiers de la mort. Evidemment, nous pouvons rire d'un métier où il n'aura jamais de chômage, d'un métier commercial, comme un autre métier d'ailleurs. Ce film est basé sur l'idée de Sylvie PIALAT, la femme de Maurice PIALAT qui a décidé de développer sur les métiers liés à la mort. Le principal est de pouvoir toujours en rire .
MB :
Est ce que le sujet n'est pas trop dérangeant ?
MD : Le sujet est dérangeant parce que ce qu'il s'agit de la mort, mais c'est aussi ce que nous savons de la vie. Nous sommes tous mortels, et nous pouvons penser qu'à un moment, nous allons nous retrouver face à ce milieu de professionnels de la mort. Quoi de plus normal .
MB : Etes-vous inspirés de d'histoires réelles pour le film ?
MD : Bien sûr. Je me suis rendu sur place, chez des marchants de la mort, comme je me suis rendu dans les chambres froides, les cimetières… Il ma fallu comprendre tout ce qui pouvait exister autour de la mort.
Interview Didier BOURDON:
MB : Avez-vous facilement accepté le rôle ?
DB : Ce rôle ma immédiatement plus. Un homme qui ne supporte pas l'arrivée d'un jeune dans son métier, cela peut arriver n'importe où. Et qu'il change de comportement au développement du film, cela me paraît normal, dans tous les domaines aussi.
MB : Existe t-il des scènes émouvantes pour vous durant le film ?
DB : Plusieurs scènes Notamment, lorsque presque à la fin du film, il demande au jeune de mettre la robe préférée à son amie décédée. Là, c'est un instant touchant .
MB : Pour vous, le sujet est-il dérangeant ?
DB : Il y a deux sujets dérangeants non seulement au cinéma, mais ailleurs : « Le sexe et la mort ». Et pourtant, ce sont deux sujets dont on ne peut pas dénigrer.
Martina Bernardi - Octobre 2008
|