"DISCO "
Un film de Fabien Onteniente
Avec
Franck Dubosc - Gérard Depardieu
Samuel le Bihan - Emmanuelle Béart
François-Xavier Demaison
Rencontre avec Franck Dubosc et Fabien Onteniente
(Mars 2008) |
Didier (Franck Dubosc), 40 ans, vit au Havre avec sa mère (Annie Cordy).
Endetté suite à une escroquerie dans son travail, Didier est tenté par Jean-François Jackson (Gérard Depardieu), de participer à un concours de danse disco, au « Gin Fizz Academy ». Le premier prix est un voyage en Australie pour deux personnes.
Didier devra convaincre ses amis, anciens partenaires disco du Groupe « Bee Kings », ce qui lui permettrait d’offrir de véritables vacances à son fils vivant en Angleterre.
Le petit problème dans le disco est de se remettre à niveau. Le groupe reformé prend des cours de danse sous l’œil d’abord amusé de France Navarre, Professeur
de danse classique.
Interview de Franck Dubosc et Fabien Onteniente :
MB :
Vous avez pris des cours de danse disco ?
FD : Oui, il a bien fallu s’y remettre. J’étais jaloux de Samuel qui danse très bien.
MB :
Etes-vous nostalgique des années disco ?
FD : Nous regrettons forcément ces années 70 d’insouciance aux couleurs délirantes.
MB : Combien de temps a duré le tournage du film ?
FO : 2 mois ½ , 3 mois.
MB : Après « Jet-Set » et « Camping », ce film « Disco » est un peu la suite. Comment viennent ces idées de poursuivre une histoire ?
FO : Après le succès de « Camping », nous voulions qu’il y ait une suite. Cela ne pouvait pas s’arrêter comme ça. Il y avait d’autres choses à raconter.
MB : Comment imaginez-vous ces histoires ?
FO : Depuis que je suis petit, j’adore observer et imaginer quelque chose de drôle. Je peux passer des heures à une terrasse de café, observer une situation, avec un peu de nos souvenirs pour en faire une histoire à filmer.
MB : Le disco vous rappelle des souvenirs ?
FD : On se trouvait entre copains pour danser et s’amuser, même si on devait rentrer seul, c’était pas grave. On mangeait un kebab et on allait chez soi. Bien sûr, on passait la semaine à danser s’entraîner, façonner son image pour danser sur le disco pour emballer les filles le dimanche. Je me suis jamais autant pris de râteaux qu’à cette époque. D’ailleurs, on m’appelait : « Le jardinier de l’amour !
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| De gauche à droite : François-Xavier Demaison (Guillaume), Fabien Onteniente (le réalisateur du film), Franck Dubosc (Didier) |
MB : Etes-vous proche de « Didier », votre personnage dans le film ?
FD : J’aime bien mon personnage. Il est « mieux » que moi. J’ai toujours voulu être aimé des autres, c’est pour ça que je fais ce métier. J’ai fini par me rendre compte que ça passe aussi par soi-même.
MB : La scène au restaurant, il dit à sa bien-aimée…
FD : Si à la Saint Valentin, elle te prend la main, vivement la Sainte Marguerite… ». C’est mon amie qui m’a dit ça un jour. Je l’ai noté afin de pouvoir le jouer. C’était trop drôle !
MB : Avez-vous eu des scènes difficiles à tourner ?
FD : Une, essentiellement. Au moment de l’écrire, avec Fabien, on l’avait trouvée extrêmement drôle. Mais au moment du tournage ; Impossible de la refaire comme la première fois. Ce n’était plus la même chose. Ni dans le son, ni dans le rythme. J’ai dû la reprendre au moins une centaine de fois.
MB : C’était laquelle ?
FD : Celle où Didier se trouve face à France. Son téléphone sonne. C’est sa mère qui lui demande de ne pas oublier le pain !
MB : Avez-vous imaginé une autre fin pour le film DISCO ?
DB : Oui, il y avait plusieurs possibilités. Mais comme nous sommes quatre « mâles », il fallait bien une fin comme celle du film.
MB : Le nord de la France est à la « mode », pourquoi avoir choisi le Havre pour le tournage du film ?
FO : Le choix du Havre est tout simplement parce que Franck est normand. Je voulais le rapprocher de son identité. Comme à la fête du coquillage, avoir une autre couleur des paysages et du ciel. Un ciel bleu comme vous pouvez le remarquer. Nous avons eu beau temps toute la durée du tournage.
MB :Dans DISCO, vous faites rencontrer deux personnages que tout sépare ...
FO : Entre Didier (Franck Dubosc) et France (Emmanuelle Béart) issue de famille bourgeoise. C’est toujours intéressant de mélanger deux mondes, deux cultures qui s’étonnent. DISCO est un film où on rit beaucoup, avec aussi, beaucoup d’émotions. C’est un grand film populaire.
MB : Pour vous, existe t-il une différence dans le jeu d’Acteur et l’Humoriste ?
FD : Au cinéma, il y a une direction d’acteur, le Cinéaste donne le rythme. Sur la scène, je suis le seul « maître » avec le public.
MB : Avez-vous des méthodes de travail qui vous sont personnelles ?
FO : Je dessine au mur les personnage et les scènes. On les reconnaît assez bien dans leurs scènes. Cela nous a beaucoup amusé.
MB : Dans DISCO, il existe une grève dans un film de comédie ?
FO : Le Havre est la ville que j’ai le plus visité. Il existe encore des endroits simples comme on aime à les montrer. Une ville où il y a les difficultés de travail d’un port. Justement, c’était intéressant de montrer une comédie qui évoque la grève d’un port.
MB : Avez-vous d’autres sujets de film ?
FO : Je suis en train de mettre en place, la vie des Marseillaises. Je m’intéresse à leur vocabulaire, leur façon de parler. Ce sera un film drôle. Les gens ont vraiment envie de rire au cinéma, et tant mieux.
MB : Avez-vous d’autres projets ?
FO : Je suis en train de travailler mon prochain spectacle.
A suivre aussi ;
François-Xavier Demaison dans un film où il incarne Coluche… Sortie le 15 Octobre.
Martina Bernardi - Mars 2008 |