LE FILS à JO
Sortie le 12 Janvier 2011
Rencontre avec
Philippe GUILLARD & Gérard LANVIN |
Dans la famille CANAVARO, on est rugbymen de pères en fils. Tom est un pré-ado qui préfère les mathématiques au terrain du ballon ovale. La détermination de Jo aidé de ses amis, va mobiliser tout le village pour monter une équipe de jeunes afin de ne pas casser le mythe du nom et d’une renommée.
MB :
Il s’agit d’une histoire humaine plus que de sport ?
PG : Je n’imaginais pas que j’allais faire un spectacle dans la famille du rugby, mais sur les relations humaines. J’étais heureux que l’on me donne cette chance et je suis soulagé. Ce film dégage des émotions, il est touchant.
MB :
Pourquoi avoir choisi ce titre ?
PG : Parce que dans le sud-ouest, on dit « le fils à…, la fille à » avec une faute et non pas : « Le fils de, ou la fille de… » Qui est plus conventionnel.
MB : Comment s’est fait le choix des personnages ?
PG : Il fallait que je m’entoure de personnes de confiance, réunir trois personnes qui avaient confiance en moi en retour. Même s’il y a eu des frictions entres elles par le passé, je savais que je pouvais les réunir, ils étaient faits pour ces rôles. Et tout a bien fonctionné entre eux. Olivier MARCHAL dit « Le Chinois » parce qu’il en fait trop, et Vincent MOSCATO est Pompon un homme seul et perdu sans JO.
MB : Pourquoi avoir choisi Gérard LANVIN pour le rôle principal ?
PG : Sous son image un peu macho, il y avait quelque chose d’émouvant, et qu’il pouvait être JO, ce père touchant.
MB : Jérémie DUVAL est Tom, le fils de Jo, comment s’est fait la rencontre ?
PG : Nous avons vu beaucoup de jeunes, mais Jérémie avait ses blessures, et la colère que peut exprimer les jeunes contre leurs parents à cet âge. Lorsqu’il refuse de jouer, d’être rugbyman. Lorsque nous lui avons annoncé qu’il aurait le rôle avec Gérard LANVIN, il a pleuré de joie !.
MB : C’est aussi et surtout la relation d’un père envers son fils ?
GL : Un père seul, veuf qui se sent coupable du décès de sa femme, et la relation forte qu’il a avec son fils. Un terrain qui lui vient de son arrière grand-père qu’il a cédé à la municipalité. Même le maire du village le trahit. C’est une histoire sur les valeurs importantes de la vie, et le rugby est un sport qui vous laisse des traces. En jouant longtemps au rugby, vous avez la notion, le sens des responsabilités .
MB : JO aime son fils, il lui dit avant le match, et après le match, une maman aurait tendance à prendre son fils dans ses bras. Là, les deux personnages se regardent et se croisent ?
GL : C’est exactement ce qui fait la différence entre un homme et une femme. Un enfant a besoin des deux exemples pour son équilibre. Pour un père, c’est très dur de dire à son enfant : « Je t’aime mon fils » et partir. Parce que Tom ne voulait pas faire ce match, et avec l’équipe qu’avait composé le village, il participe à la compétition et gagne. Les regards sont plus forts parfois que les mots, en tout cas, c’est souvent la réaction d’un homme pour endurcir son fils, alors que oui, une maman irait le prendre dans ses bras.
Martina Bernardi - Décembre 2010
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