Le 14ème Festival International
des prix du Public 2007
Rencontre avec Jean-Marc BARR
(Mars 2007)
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Nous quittons la salle où vient d’être projeté « Le Brasier » de Eric Barbier avec Jean-Marc Barr et Marushka Detmers.
Notre Interview :
MB : Après « Le Grand Bleu », en 1991, vous changez de « registre » et passez à un rôle dur d’un travailleur polonais dans les mines au début du siècle. Comment s’est passé le tournage du film ?
JMB :« Nous étions plusieurs acteurs et au moins 600 figurants pour ce film qui est sorti sans le savoir, en même temps que « Germinal ». Cela a dû semer la confusion dans certains esprits. Le tournage était difficile, car le réalisateur Eric Barbier a voulu nous « plonger » dans le contexte de l’époque, en France au début du siècle dernier. Donc, les gens travaillaient beaucoup, s’amusaient, dansaient… Et du matin jusqu’au soir, ils buvaient (de l’alcool). Il arrivait parfois qu’il y ait des bagarres entre clans et qui étaient filmées ».
MB : Combien de temps a duré le tournage du « Brasier » ?
JMB :Le durée totale était de six mois, dans une bonne ambiance
MB : On vous entend parler polonais. Vous avez appris ou vous connaissez le polonais ?
JMB :J’ai appris à parler polonais pour les besoins du film. L’acteur qui joue mon père dans le film est Russe en réalité. Lui aussi a appris à parler polonais. C’était assez marrant
MB : Le film « Le Grand Bleu » vous a fait connaître du grand public. Après plus de 20 ans, quel regard portez-vous aujourd’hui sur le « phénomène » du film ?
JMB :J’étais acteur pour d’autres films avant « Le Grand Bleu », cela m’a donné une crédibilité dans le cinéma et une reconnaissance du public. Beaucoup de rôles ont suivi jusqu’à présent. Je suis passé d’un autre rang. Même si je dis de moi que je suis plus artiste que « Star ».
MB : Depuis 1999, vous passez « de l’autre côté », à la réalisation de films, comme « Lovers » ou « Chacun sa nuit ». Comment vous est venue cette expérience ?
JMB :Tout simplement pour connaître les « deux cultures » du cinéma. Aujourd’hui, les moyens technologiques nous permettent de faire de bons films avec des appareils qui sont à la pointe du progrès et accessibles à tous. Après, on voit si les gens aiment. L’idée première, comme me l’a dit un proche : « C’est de faire des films pour ses amis » et non pour le public, pour toucher la sensibilité des gens. Si dans un deuxième temps le public aime, tant mieux ».
MB : Dans « Chacun sa nuit », on voit la nudité, la sexualité de jeunes acteurs. Comment avez-vous pu les convaincre de telles scènes ?
JMB :Le plus naturellement du monde. Au moment du casting, nous avons repéré les jeunes gens qui étaient naturels et spontanés. Ils ont joué des séances de nudité dans un naturel. D’habitude, lorsqu’on voit des scènes de nu à l’écran, on est de suite dans « l’obscène ». Là, il s’agissait qu’ils soient nus, tout simplement. Et le résultat est tout à fait naturel. On a pu trouver ses scènes de nu dans les années 70. Depuis, ça dérange souvent les gens, alors que dans la vie, la sexualité de chacun est devenue plus compliquée
MB : Vous avez dirigé « Chacun sa nuit » avec Pascal ARNOLD. Ce n’était pas trop difficile pour les Acteurs ?
JMB :Il faudra leur demander (Auprès Pierre PERRIER). Mais entre Pascal et moi, souvent, nos idées sont complémentaires. Elles étaient rares les fois où nous n’étions pas d’accord. Dans ses cas-là, on en parlait tous les deux avant. Jamais devant le plateau de tournage.
MB : Vous avez des projets d’autres films ?
JMB :Oui, nous sommes en plein tournage, justement avec Pierre PERRIER. Donc, nous nous verrons prochainement, en janvier 2008 !
Le rendez-vous est pris. En attendant, nous allons bientôt retrouver « Chacun sa nuit » en DVD.
Martina Bernardi
Mars 2007
Rencontre avec Jean-Christophe BOUVET |
Portrait :
On ne compte plus les films depuis les années 70 où Jean-Christophe BOUVET est Acteur. Pour se faire plaisir et s’exprimer aux autres dans l’Art et la manière.
FILMOGRAPHIE :
L’œil vert, mais pas « borgne », on « ne change pas de main », un homme comme « la Machine », « loin de Manhattan », il vous dira : « J’embrasse pas », vous irez l’écouter dans « L ‘Archipel des Amours » et « Sous le soleil de Satan » exactement, tout « En haut des marches », dans cette « Terre Sainte », « L’eau froide », glacerait « les dents de ma mère », « Dadou ».
« La cité de la peur », dont elle redoute tant, tout comme « Les nuits fauves ». Il faudra faire ensemble « Des progrès en amour », ce qui vous mènera tout doucement à un véritable « Dialogue au sommet » sur le « Rocher d’Acapulco », et vous enlèvera tout « Complexe de Toulon » à Lille.
Vous trouverez bien un « arrangement , tous les deux dans une « Chambre obscure », à passer un « Examen de minuit », « Lovers » tels « Lise et André », « Recto/Verso ».
Au petit matin, il ira vous chercher le « pain au chocolat » dans « Le Domaine » le plus proche. Il ira en « Taxi », accompagné d’une femme « Folle de Rachid » qui travaille chez « Jojo la frite ».
Il écoutera « Notre Musique », tel un « Saltimbank » « La Sirène rouge », en se faisant passer pour « Un autre que moi ». Il évite « La boîte » pour ne pas finir comme « Les naufragés de la D 17 ».
Il ne reste plus qu’une petite prière, et finalement embrasser « Gloria ». Il lui tend la joue en lui disant « A vot’ bon cœur », en espérant la revoir. C’est ainsi, « C’est la vie ! ». Chacun son jour, « Chacun sa nuit ».
Notre Interview :
MB : Vous êtes un homme de lettres, vous dites toujours vos pensées sérieuses dans le ton de l’humour ?
JCB : Je suis licencié de philosophie, les mots, les gestes unis sont tout un art. Il est important de s’exprimer comme on le sent dans la vie de tous les jours. Mes exemples ont été Raymond DEVOS et J.L. GODARD. Pour moi, être Acteur me donne la possibilité de d’entrer dans un rôle et le donner au public. Nous sommes des privilégiés
MB : Vous avez tourné bon nombre de films, votre popularité n’a fait que croître avec « Sous le Soleil de Satan » et les « Taxi »…
JCB : J’étais Satan, et j’écrasais Gérard DEPARDIEU (qui s’en est bien remis depuis) » (rires)
MB : Vous avez des projets immédiats ?
JCB : Je suis en tournage actuellement. « L’Auberge rouge » en septembre avec l’équipe du Splendid
Martina Bernardi
Mars 2007
Rencontre avec
Pierre PERRIER |
Portrait :
Pierre PERRIER est Acteur de télé et ciné.
21 ans et déjà trois films.
« Chacun sa nuit »
« Douches froides »
« Le Héros de la famille »
Notre Interview :
MB : Qu’est ce qui vous a donné envie d’être Acteur ?
PP : Je suis fan de cinéma. Même si je trouve que le cinéma a évolué depuis les années 90. La conception du cinéma n’est plus vraiment la même aujourd’hui
MB : Vous venez de feuilletons télévisés, comment êtes-vous arrivé sur grands écrans ?
PP : J’ai travaillé sans relâche, de casting en casting. Après, pourquoi moi ?! Je ne sais pas. C’est comme ça ; Probablement, ma personnalité devait plaire sur le moment et je correspondais au personnage. C’est une question de chance.
MB : Vous avez des films « culte » ?
PP : Oui, plusieurs, souvent des films assez anciens comme « Le Parrain ». Pour moi, allez au cinéma doit amener à réfléchir sur tel ou tel sujet. Mais surtout, le cinéma doit pouvoir faire toujours rêver les gens ».
Martina Bernardi
Mars 2007 |