Interview Noëlle Perna ....
MADO LA NIÇOISE
MADO FAIT SON SHOW
(Décembre 2006) |
Portrait :
Généreuse, Noëlle se démène sans
compter et on l’aime en retour. Disponible
et vraie comme une amie que l’on
rêverait de garder pour la vie.
Femme de théâtre :
Jusqu’à 2002, Noëlle Perna est
barmaid au Bar des Oiseaux dans
le Vieux Nice.
1985 : Noëlle Perna,
Auteur-Comédienne,
débute sa carrière dans
notre grand Sud jusqu’en
2002. Elle enchaîne “Le
Bar des Oiseaux”, “One Femme
Chaude”, “Mesclun Show”.
En 1999, Noëlle Perna ouvre
les portes du “Théâtre des
Oiseaux” dans le vieux Nice,
pour faire place aux spectacles
les fi ns de semaines.
Depuis 2003, Mado la Niçoise
se fait connaître de villes en
villes.
Notre Interview :
MB : Mado est un véritable phénomène, c’est
unanime, tout le monde l’aime… Hommes ou
Femmes de tous âges…
NP : Mado est une femme qui nous
ressemble. Quelqu’un de notre entourage
proche. Une connaissance ou reconnaissance
en Mado. Elle est de chez nous, du Sud, elle
s’exprime à sa façon”.
MB : Mado a réellement existé, comment
est-elle arrivée sur scène ?
NP : Mado fréquentait le Bar des Oiseaux
que je tenais quotidiennement dans le Vieux
Nice.
Un bar, c’est vraiment le lieu où l’on se
retrouve.
On entend et comprend la vie de
chacun, de chacune.
Il se passe beaucoup de
choses dans un bar. On apprend beaucoup de
la vie, des gens, tout ce qui nous surprend,
nous étonne.
Tout naturellement, je l’imitais,
elle faisait rire en toute sympathie mon
entourage.
De théâtre en théâtre, Mado a
continué d’exister.
MB : Vous retournez au Bar des Oiseaux ?
NP : Lorsque je ne suis pas en tournée, j’y vis.
Tous mes amis(ies) sont à Nice.
Lorsque je le peux, je fais toujours la gym
chez “Souple-Line” (Dans Mado La Niçoise,
“Souple-Line” parce qu’elle est souple, Line,
et qu’elle sent bon…).
MB : Mado rêve la tête dans les étoiles d’être
une “s” Star du “Chauve-bins”. Elle ne se fait “pas pousser” pour démontrer son multiple
talent au public.
Mado se déplace, gesticule, joue, danse,
imite, elle fait le grand-écart…
NP : Mado ose, elle raconte, elle se raconte,
elle s’emporte dans ses histoires, elle nous
les fait vivre et partager.
MB : Mado est tour à tour, Majorette,
Sylvie Vartan chez Michou, Kim “Bas
Singer” elle nous fait son strep tease, et
surtout à la fi n, elle est Mado-Madonna.
Certains ne vous reconnaissent
pas…
NP : Mado nous démontre que
chacun et chacune d’entre nous peut
devenir une star.
Quelques accessoires
et hop, on devient une autre.
Vous aussi… Qu’en fait, et quelles que
soient les situations de la vie, il faut
savoir oser ».
MB : C’est possible, sauf que nous
ne sommes pas toutes “Mado” ! Vous
avez l’habitude de petites et moyennes
salles. Vous avez fait les plus grands
de chez nous : Le Zénith Oméga de
Toulon, la Halle de Martigues, le Dôme de
Marseille…
NP : Oui, entre 1 800 et 2500
personnes, cela reste exceptionnel,
car je préfère les petites salles.
Avoir une
complicité, une proximité avec le public, c’est
aussi ouvrir le coeur des gens.
MB : Mado parle à son public comme elle
parle à une seule personne, elle nous touche.
Comme « La Fenêtre », par exemple… Avec
un instant d’émotion…
NP : C’est exactement ça, Mado parle à une
seule personne, son public.
MB : Mado fait son show puis avant de partir,
elle s’excuse presque de ce qu’elle vient de
nous offrir avec générosité. Mado sait séduire
et plaire à son public. Mado la Niçoise a trois
ans, vous êtes en dernières représentations.
Que vous réservez-nous pour les mois à
venir ?.
NP : Mado arrive à conquérir tous les coeurs,
elle a un grand succès, je ne pourrai pas
l’abandonner comme ça.
Mado reviendra
autrement dans mes prochains spectacles
accompagnée d’un autre personnage, fin
2007.
MB : Après une tournée dans le grand Sud,
Mado s’est faite aussi aimer du public
parisien.
N P : Ce n’était pas gagné d’avance.
Dates
après dates, j’allais jusqu’à la Capitale devant
un public qui n’a pas tout à-fait le même
humour que nous dans le Sud.
Que ce soit
à Paris ou dans le Nord de la France d’une
manière générale, les gens ne reconnaissent
pas trop les accents du Sud.
Ils ne font pas la différence entre l’accent du Sud-
Ouest ou du Sud-Est. Ils ne font pas
la différence non plus entre l’accent
de Nice ou de Marseille.
MB : Vous avez d’autres projets en
cours ?
NP : On vient de me proposer
un rôle pour le cinéma. Quelque
chose qui n’a rien à voir avec ce
que j’ai l’habitude de faire.
MB : Cela ne nous surprend pas
que l’on vous propose d’autres
rôles, vous avez de réels talents
de comédienne. Vous enchaînez
les dates de spectacle partout en
France ; Comment trouvez-vous
cette énergie ?
NP : Je prend des temps de repos.
Je pratique le bouddhisme
qui m’apporte l’équilibre. Le
bouddhisme est pour moi une
force vitale, un sens précis à
ma vie ;
La célébrité n’est pas
une base de vie. Je n’ai pas
cherché la célébrité, elle est
venue à moi.
Aujourd’hui, j’ai
la reconnaissance du public,
c’est une bonne chose.
Si
demain tout s’arrêtait, je ferai
certainement autre chose.
La célébrité n’est pas une
fin en soi.
MB : Comment voyez-vous
l’évolution artistique de
Mado la Niçoise ?
NP : Je souhaite garder la
magie de Mado, ne pas la
surexposer aux media me
paraît pour moi essentiel.
Je souhaite que Mado
reste authentique, rare.
MB : Quels conseils
donneriez-vous aux
débutants ?
NP : Le seul
petit conseil que leur je
donnerai, serait
que chacun
développe son
identité.
Martina Bernardi |