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Interview Roland Magdane,
Au Festival du Rire d'Aix en Provence
(Mai 2008)
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Le 5 eFestival du Rire d’Aix en Provence, c’est la fusion du
PASINO et de Théâtres aixois. C’est aussi l’occasion de
découvrir de jeunes talents.
Notre Interview :
MB : Un certain public découvre votre spectacle, comment
expliquez-vous ce retour ?
RM : :” Le public qui vient me voir veut certainement
se rappeler de” bons souvenirs” , ce qu’il a entendu il y a
quelques temps et qu’il l’a fait beaucoup rire”.
MB : Le jeune public, découvre Roland MAGDANE ?
RM : « Ce qui est étonnant, oui, par la radio qui diffuse
ses sketches. Ces jeunes viennent me voir en tournée».
MB : Comment expliquez-vous ce succès qui ne dément
jamais ?
RM : « J’écris mes textes, et mes sketches ne sont ni
dans la mode ni dans le courant. Dans quelques années, Je
ne fais rire qu’avec une seule chose ; La bêtisehumaine. Elle
était là il y a 10 ans, elle sera encore là pour longtemps.
C’est vraiment lehasard si à un moment, j’étais à la mode.
Je suis quelqu’un d’intemporel dans l’écriture».
MB : Est ce que vos textes et vos sketches se sont modifiés
avec les années ?
RM : «Je fais une sélection de sketches pour mon
spectacle qui dure deux heures environ. Je peux changer
quelques choses dans les textes, porter quelques
modifications».
MB : Et pour les textes à venir, vous avez quelques idées ?
RM : «Je suis en tournée avec mon” best Off” jusqu’en
décembre 2008. Après on verra bien. Je suis déjà à la
recherche d’autres idées de sketches, sans trop me dire :”Qu’est ce que je vais pouvoir bien faire dans deux ans ?».
MB : Est ce qu’ il y ait un sketche que
vous n’enlèverez jamais de votre
spectacle ?
RM : «Le dentiste. Il est
intemporel, il est devenu comme une
partie de moi-même»
MB : Vous êtes unhumoriste atypique,
comment vous définiriez-vous ?
RM : «Autant, je veux qu’on me laisse
en” one man show” . C’est comme une
cour de récréation. Je n’ai qu’une envie
de remonter sur scène avec beaucoup
d’énergie. Sur scène, c’est mon jardin à moi.»
MB : Avez-vous une méthode pour écrire ?
RM : «Pendant que j’écris, je visualise
la façon de jouer. Faire rire est la chose la
plus difficile. Il n’y a pas de mauvais public,
il n’y a que de mauvais spectacles».
MB : Vous jouez sans accessoire, est-ce un
choix ?
RM : «Avec les années, j’ai tout enlevé.
Je n’ai pas besoin de porter une blouse
blanche pour montrer que je suis Infirmier. A
chacun de pouvoir l’imaginer. Je me souviens
d’une réflexion d’une petite fille après la
représentation du Mime MARCEAU. La petite
fille va le voir pour le remercier. Le Mime
MARCEAU dit à la petite fille :” Quel moment
as-tu préféré ?” . La petite fille lui répond :”Lorsque Bip était debout sur son cheval blanc».
Martina Bernardi - Mai 2008 |