"XIIIe FESTIVAL RUSSE"
au Théâtre TOURSKY
Rencontre avec Richard MARTIN,
Directeur du Théatre
(Février 2008) |
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Richard MARTIN,
Directeur du Théatre Tousky |
Interview de Richard Martin:
MB :
Comment a débuté cette aventure ?
RM : Au Caire. Je devrais parler d’une histoire d’Amour. Je me rendais
en EGYPTE, il y a quinze ans. Dans le cadre du Festival Expérimental. Je
rencontrais la troupe de Sergeï ARTHIBACHEV qui dirigeait le Théâtre
de Valéry MAGDIACH. Au programme “Un mois à la campagne”
qui était proposé en russe. Je me demandais ce que faisait cette
programmation dans un Festival Expérimental.
MB :
Vous connaissiez le russe ?
RM : Non, pas le moindre mot. J’ai assisté à la représentation de
cette pièce sans connaître le russe. Pourtant, j’avais l’impression
d’être dans l’esprit de l’Artiste. Je rencontrais la troupe, ils m’ont
tous laissé. Je voulais que les Marseillais connaissent cet Art
Dramatique.
MB : Comment s’est installé le premier Festival Russe
au TOURSKY ?
RM : Il fallait que j’aille à la rencontre de ces Artistes. Il y a
15 ans environ, je suis donc retourné chez eux, au Théâtre, ils
m’ont montré ce qu’ils avaient au Théâtre. Et, pour montrer
toutes leurs oeuvres, il fallait bien un Festival ! Je prenais mes
contacts nécessaires pour monter ce premier Festival Russe.
Je me faisais aider d’un Interprète. Tous ces Artistes sont
devenus des Amis.
MB : Tout s’est déroulé facilement ?
RM : Ce n’était pas facile tous les jours. Je prenais contact
pour rencontrer le Ministre Russe, Kostantin TCHRBAKOV.
Chez nous, je prenais contact avec Lucien WEGAND qui était
Président du Conseil Général des BDR. Grâce au Ministre
Russe et le Président du Conseil Général, je pouvais montrer
aux Marseillais, l’Art Dramatique russe. C’était une aventure
assez particulière que nous avons installé de “bric et de
broc”.
MB : Comment a été accueilli le premier
Festival ?
RM : Dès le premier, cela a été un succès. Le public
pouvait enfin retrouver les mêmes émotions que les
miennes”.
MB : Comment avez- vous pu traduire les
textes ?
RM : “J’avais eu l’idée de mettre à disposition des casques.
Mais cela n’a pas été une expérience concluante.
Depuis, nous avons opté pour la projection des soustitres”.
MB : Comment se déroulaient les autres années ?
RM : Nous ne nous sommes pas rendus comptes à quel point il était important
de soutenir ce Festival russe. Les années qui suivaient n’étaient pas faciles. Je
continue avec le seul soutien du partenariat russe.
MB : Les Artistes Russes sont au nombre de combien ?
RM : Cela représente entre 200 et 300 personnes. Les spectateurs sont environ
80 000 à venir. De Saint Petersbourg à Moscou, les Artistes sont venus présenter
leur travail.
MB : Y a t-il eu des nouveautés présentées pendant le festival ?
RM : Sergeï m’a proposé de présenter le cinéma russe. J’ai eu la chance
de rencontrer les Artistes du cinéma russe. Nous avons un projet où je dois
travailler en qualité de comédien . Je suis ravi de faire un cinéma intéressant
et de qualité.
MB : Existe t-il d’autres formes d’art présenté au Toursky ?
RM : Lorsqu’on programme des activités russes, dans différentes formes d’art,
nous évitons les “clichés”. Avec les Artistes russes, des liens forts se sont tissés
et qui ont un sens. Mon idée était de rassembler les cultures de nos peuples.
Ce ne sont pas là des expériences informatiques qui donnent l’impression d’un
rapprochement. Ce sont des relation réelles cimentées.
Un homme ammoureux :
MB : Le Théâtre TOURSKY a 40 ans, c’est une belle performance !
RM : Après 68, je jouais : “Le journal d’un Fou” ici au TOURSKY pendant un an.
C’était le seul Théâtre à MARSEILLE. En 40 ans, le Théâtre peut se vanter d’avoir
accueilli toutes formes d’Art. D’autres sont venus et sont devenus des talents.
Le pari est gagné. Et, tous les “pisse-froid” qui pensaient autrement de ce qu’il
est convenu d’observer qu’ils en sont pour leurs frais.
MB : Que diriez-vous aux jeunes talents ?
RM : Au jeunes, je leur dirais qu’il faut vivre dans leur passion et leur désir.
Lorsqu’on y croit vraiment, il faut le désirer. C’est une liberté. On ne peut pas
empêcher les gens de rêver. Le rêve, c’est le droit de l’homme”.
“Si l’on veut encore vivre quelques aventures, il faut rester debout, vivant,
curieux, rêveur, enthousiaste…. Et amoureux. Lorsqu’on a tout ça, on est vraiment
amoureux…
Théatre toursky
Théatre "TOURSKY"
16, promenade Léo Ferré - 13003 Marseille
tel rens/résa : 0 820 300 033
site internet : www.toursky.org
Martina Bernardi - Février 2008 |