Rencontre avec
Sandrine Bonnaire
et Safy Nebbou
« L'empreinte d'un Ange »
Un film de Safy NEBBOU
Avec Catherine FROT & Sandrine BONNAIRE
- sortie
le 13 Août 2008 - |
Cette histoire est basée sur un fait réel venant des Etats Unis. Mi-thriller mi-comédie dramatique, ce film est interprété divinement par deux femmes, l’une avec l’élégance naturelle de Sandrine Bonnaire et l’intrigante et touchante Catherine Frot.
Un film où l’histoire est mené au tiers sans grande surprise… Quoi que… Restez bien attentif au déroulement des séances.
La rencontre-choc entre deux femmes que tout sépare. Claire interprétée par Sandrine Bonnaire a tout de l’épouse et la mère parfaite. Sa vie est bien rangée, voire aseptisée. L’autre, Elsa interprétée par Catherine Frot, est une femme en instance de divorce, un peu « dérangée ».
Deux femmes, deux univers s’affrontent pour l’amour unique d’une petite fille.
Entretien avec Sandrine Bonnaire :
MB : Avez-vous eu des difficultés à jouer le rôle de Claire ?
SB : « Jouer des scènes d’émotion est pour moi le plus difficile. En première partie du film, jouer des scènes de la vie quotidienne ce n’est pas vraiment ma nature. J’ai un caractère assez franc. J’aime beaucoup l’histoire et le rôle de Claire. De savoir si c’est son enfant ou pas, c’est surtout une mère. C’est aussi un film sur la relation mère-enfant ».
Entretien avec Safy Nebbou :
MB : Pourquoi avoir appelé votre film « L’empreinte de l’Ange », comme la légende et le livre de Nancy Huston ?
SN : Selon la légende, quand un bébé vient au monde, il connaît les mystères de la création. Mais, juste avant sa naissance, un ange pose le doigt sur sa bouche ; le « chut » et l’enfant oublie tout, il vient ainsi au monde innocent… Et plus, il y aurait de secrets de familles, plus la marque du doigt, celle au-dessus des lèvres serait prononcée.
MB : Qu’avez-vous changé de l’histoire réelle pour l’adaptation de votre film ?
SN : « En deux lignes, je lisais un fait divers , et j’ai voulu porter cette histoire à l’écran. Et j’ai tout inventé sur une histoire réelle.
L’idée qu’une femme peut voir sa fille dans une petite fille est quelque chose qui me plaisait. L’idée de ce cinéma me plaisait.
C’est surtout une histoire autour des enfants et de l’instinct maternel. Les enfants sont réellement au centre de cette histoire. Ce film est à 80 % un film et à 20 % ; C’est un autre film.
J’avais envie que le spectateur ait un véritable plaisir à être témoin du film sur fond de deux familles. Une famille heureuse, où il ne se passe pas grand chose dans la première partie, et l’autre, dans la difficulté où les deux femmes vont s’approprier une fillette ».
MB : Pourquoi avoir choisi la scène de discussion à la fin du film, où le mari de Claire se retrouve au fond de la piscine vidée, comme « au fond du trou » ?
SN : « Justement, j’ai voulu cette scène où le mari se retrouvait dans une situation asséchée, on ne pouvait plus rien pour lui. Comme la piscine, il était vidé de tout ».
MB : Avez-vous d’autres projets à porter au cinéma ?
SN : « Oui, sur la vie d’Alexandre Dumas. Début de tournage en automne ».
Martina Bernardi |