Comment avez-vous eu l’idée de ce scénario ?
NT : «Une amie m’a raconté son histoire il y a une dizaine d’années. J’ai écouté son histoire touchante, et j’étais surtout intéressée par les relations qui ont changé au sein de sa famille».
Avez-vous rajouté d’autres éléments à son histoire ?
NT : «Oui, bien évidemment. Mon amie me racontait qu’elle devait se battre contre la maladie de son fils. Puis, j’ai fait des recherches dans les hôpitaux, et j’ai vu des changements de comportements. En principe, et globalement, 65 % des familles divorcent pendant ou après la maladie de l’enfant. A l’inverse, les familles qui restent ensemble sont des familles soudées et restent fortes et rapprochées. On n’arrive pas à comprendre pourquoi ces 35 % restant ont ce comportement différent. Certainement, il y a entre eux plus de communication, plus de compréhension ».
Peut-on savoir le déroulement du film ?
NT : «Ce sont des familles d’aujourd’hui, ce que l’on appelle « Les nouvelles familles ». Dans le cadre de cette histoire, jusqu’où une mère de famille peut aller pour aider son enfant. Puis, il y a une autre famille qui entre en jeu, et les deux familles deviennent très fortes ensemble pour sauver l’enfant malade ».
Traiter le sujet d’un enfant malade à l’écran n’est pas chose simple
NT : «Pourtant cela existe. Les enfants malades mûrissent plus vite que les autres, ils deviennent vite adultes. Ils se font même du souci pour leurs parents, ils comprennent vite ce qui se passe dans leurs familles. L’amitié qui lie les enfants est très forte que leurs parents eux-mêmes ».
Avez-vous porté tout ce que vous souhaitiez à l’écran?
NT : «Oui, parce que j’ai tourné ce film en Australie. J’ai eu des propositions pour tourner ce film aux Etats Unis, mais les acteurs n’auraient pas été les mêmes, les endroits non plus. J’avais des exigences qui ne correspondaient pas à ce que je voulais faire. Il fallait que le père soit « Un méchant ». Or, il s’agit d’un mari infidèle, comme il en existe partout. Mais de là à ce qu’il soit méchant, non. Alors que l’acteur, Richard ROXBURGH n’est pas forcément un bel homme, il est bien, presque ordinaire, et parfait pour le rôle. De là à en faire un homme méchant, ce n’était certainement pas le cas. C’est un bon père de famille. Quant à l’actrice principale, elle oui, c’est une mère exemplaire, une belle femme, elle oui, elle est parfaite, le rôle est joué par Jacinda BARRETT. Pour moi, je tenais là, les meilleurs acteurs pour le film. Pour le scénario, il suffit d’observer, il s’agit de la vie. Cela a été une très belle collaboration, un beau travail d’équipe, c’est très important. C’est exactement le film que je voulais ».
Vous montrez dans ce film, aussi les familles qui évoluent
NT: «Le concept de la famille a changé. Au début du film, on voit une famille parfaite. La maladie de l’enfant fait découvrir d’autres secrets, car, sous le vernis, se cache souvent des choses que l’on ignorait, cela peut arriver dans n’importe quelle famille. Il s’agit de montrer le monde d’aujourd’hui et d’intéresser le grand public ».
Richard ROXBURGH as t-il accepté facilement le rôle ?
NT: «Il a lu le scénario et m’a rappelé en acceptant sans problème. Il est excellent dans le film ».
Avez-vous d’autres projets de film ?
NT: «Oui j’ai d’autres projets, bien avancés. Un film sur l’histoire d’un jeune homme de vingt six ans en Chine, son rêve est de devenir chef. Mais, on ne devient pas chef facilement… Je vais tourner ce film à CHANGAÏ. Un autre projet sur un film australien, une comédie sur le sujet du mariage. Deux films totalement différents. J’ai d’autres projets sur le Théâtre. Je suis Metteur en Scène sur une comédie musicale qui a bien fonctionné durant deux ans en AUSTRALIE et Nouvelle ZELANDE ».
Martina BERNARDI - Octobre 2011 |

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