" VILAINE"
Un film de
Jean-Patrick BENES & Allan MAUDUIT
Avec Marilou BERRY
Frédérique BEL
Joséphine de MEAUX,
Alice POL
& Pierre François MARTIN-LAVAL
Rencontre avec
Jean-Patrick BENES
Marilou BERRY,
Joséphine de MEAUX
et Alice POL |
Mélanie est un fille trop gentille. Sa mère, son patron, ses copines, sa voisine… Tous en profitent.
Un jour, victime d’une ultime humiliation, Mélanie décide de changer, de devenir « Vilaine » et se venger de tous ceux qui lui ont pourri la vie.
Interview Jean-Patrick BENES :
MB :
Comment s’est passé l’écriture du scénario avec Allan MAUDUIT ?
JPB : Nous avons déjà écrit quelques scénari ensemble, nous avons déjà écrit des courts-métrages. Nous avons trouvé le sujet intéressant. Nous avons été très inspirés par « l’anti-Amélie Poulain ». Les dialogues sont posés sur des idées par « ping-pong » entre le réalisateur et le scénariste. Nous avons écrit en ne pensant à aucune personnage. Marilou BERRY a lu et a aimé le personnage. D’évidence, elle devait être notre personnage.
MB :
Selon vous, peut-on être gentil et vilain ?
JPB : C’est la société, l’entourage qui nous modifie avec le temps. Mais nous ne sommes pas tous gentils ou tous vilains. Nous évoluons avec le temps. Dans le film, Mélanie décide de devenir vilaine et de se venger des autres.
MB :Pourquoi avoir choisi les chansons du Groupe « Il était une fois » ?
JPB : Avec la chanson « Pomme » à un moment, et « J’ai encore rêvé d’elle », nous voulions mettre ces musiques un peu démodées des années 80.
MB : Que pensez-vous de l’image de notre Société ?
JPB : Une femme doit impérativement être belle, alors qu’un homme ça ne dérange personne qu’il soit moche.
Interview Joséphine de MEAUX:
MB : Que pensez-vous de l’image de notre Société ?
JDM : C’est un film qui ne nous met pas en valeur. Nous sommes toutes « Vilaines ».
MB : Quelle ambiance y avait-il sur le plateau ?
JDM : Nous sommes différentes et complémentaires, nous avions toutes un rôle à jouer. Il faut dire qu’en huit semaines, tout est allé si vite, nous n’avions pas trop de temps à perdre. Nous avons bien travaillé ensemble et nous avons beaucoup ri. Il y a eu un enchaînement de choses qui se sont passées et qui nous ont donné envie de continuer .
Interview Alice POL:
MB :Que pensez-vous de l’image de notre Société ?
AP : Jessica dans le film est plus « bête », que méchante. C’est avant tout un film sur les apparences, le ridicule de notre société et l’image qu’elle veut nous donner. Cette même société nous donne des personnes de qui nous avons beaucoup à apprendre.
Interview Marilou BERRY:
MB : Sans hésitation, vous avez accepté ce rôle, pourquoi ?
MB : Qui n’a pas ressenti cette idée d’être « trop bon, trop con ? ». La solution pour elle est de devenir méchante. Et à priori, ce n’est pas évident pour elle non plus, puisqu’elle n’y arrive pas tout de suite.
MB : Ce film est un peu différent de vos précédents rôles, était-il plus difficile ?
MB : Il s’agit d’une vraie comédie. De jouer Mélanie, cela n’était pas plus difficile. Elle dit « oui » à tout, et brusquement, elle décide de tout changer.
MB : Avez-vous d’autres projets ?
MB : Je vais bientôt jouer au Théâtre du Splendid à PARIS. Le Théâtre, c’est différent, cela vous apporte un autre rythme que le cinéma. Il faut se remettre en question tous les soirs.
MB : Quel rôle espéreriez-vous au cinéma aujourd’hui ?
MB : Je peux espérer quelque chose auquel je ne m’attend pas. J’essaie de ne pas avoir d’à priori, je n’ai pas envie d’en créer. Un film, ça se fait aussi en fonction des gens qui sont sur le plateau.
MB : Avez-vous pensé à écrire un scénario ?
MB : Je commence à écrire. Je parle de la différence.
MB : Quel regard portez-vous sur votre jeune carrière aujourd’hui ?
MB : Etre sur une affiche aujourd’hui, et être là pour ce film, cela représente beaucoup pour moi. Je suis enfin à ma place, je suis assez fière de ce que je représente aujourd’hui, car les femmes comme dans « VILAINE » sont toutefois en minorité. Bien sûr que si nous avions le choix, nous préférerions être toutes ultra belles, mais il faut savoir montrer ses différences.
Martina Bernardi - Octobre 2008
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