LES VOIX DU GAOU
EDITION
2010
LES RENCONTRES |
Rencontre avec RABAH HOUIA, Organisateur du Festival
« Il s’agit d’un véritable festival. C’est toujours un casse-tête chinois, et au final, il faut que les rencontres soient belles. Nous travaillons d’une année sur l’autre. Nous avons quelques pistes, mais je ne peux pas encore vous en parler ».
Vous misez sur l’Eco citoyenneté et l’écologie :
« Oui, nous sommes sur un site naturel, une île merveilleuse qu’il faut respecter. Nous avons aussi une armée de bénévoles qui nous aident. Nous nous dirigeons directement vers ceux qui savent ».
Vous avez programmé des pointures cette année, on peut en savoir plus ? :
« Pour Christophe Maé, il y a eu 9 000 personnes, et chaque soir, c’est plein. Nous avons programmé aussi l’un des plus grands groupes pour mercredi 28 Juillet, PHOENIX. C’est comme une histoire d’amour, c’est au bout de quelques années qu’ils sont bien. C’est une grande de les avoir dans le cadre du Festival des VOIX DU GAOU ».
Monsieur Jean-Sébastien VIALATTE, Maire de SIX-FOURS LES PLAGES, Monsieur Rabah HOUIA, Organisateur SUD CONCERTS et Jim KERR le Chanteur du Groupe SIMPLE MINDS
Depuis deux ans, SUD CONCERTS a repris en mains l’organisation de l’incontournable événement de l’été, le Festival des VOIX DU GAOU.
Tout comme l’an dernier, Maire Monsieur Jean-Sébastien VIALATTE, Monsieur Rabah HOUIA accompagné du Chanteur, Monsieur Jim KERR du Groupe SIMPLE MINDS, ont planté un jeune pin parasol, le geste symbolique et vivant pour le souvenir de cette année 2010.
Une année riche de part sa programmation diverse, étudiée méticuleusement par l’équipe de SUD CONCERTS et son Dirigeant.
Le cru 2010 affichait complet tous les soirs pour un public discipliné. Pari gagné pour cette deuxième année, avec l’aide de plusieurs équipes de bénévoles venus faire appliquer la charte commune pour l’engagement sur l’éco - citoyenneté.
Le rendez-vous des plus beaux concerts de notre région est donné pour 2011 avec tout autant de succès si ce n’est plus encore dans le respect de notre environnement naturel et exceptionnel de l’île du GAOU.
Rencontre avec PONY PONY RUN RUN
Vous pouvez vous présenter ?
PPRR:
Antonin au synthétiseur
Gaëtan - Chanteur
Amaël - Batterie et grand frère de Gaëtan
« Nous sommes trois, un ami et mon frangin, et nous resterons trois jusqu’au bout ! »
Est-ce difficile dans la création d’être toujours en accord ?
PPRR: « Nous essayons de trouver toujours des compromis entre nous, même si parfois nous avons des idées différentes, nous trouvons toujours un terrain d’entente ».
Est-ce la première fois que vous jouez sur une île ?
PPRR : « Le site est magnifique, d’ailleurs, on ira se baigner après l’interview »
Avez-vous fait d’autres grands espaces ?
PPRR : « Oui, nous avons joué à MARSEILLE, au Cabaret ALEATOIRE. Dans le sud, les gens, le public est à fond ! Nos chansons restent pop, avant tout pop »..
Comment avez-vous trouvé votre style ?
PPRR :« Gamins, nous écoutions du métal, et avec le temps, l’évolution, nous faisons de la pop ce qui nous correspond davantage. Nous n’avons pas de limite, l’important reste la chanson, on ne se pose pas de limite, et surtout, ne pas tomber dans un effet de mode. Nous gardons notre style tout en évoluant »..
Etes-vous en train de préparer un prochain album ?
PPRR:« On a besoin de se poser pour ça. Etre vraiment dans le calme pour créer autre chose. Là nous sommes en tournée au moins jusqu’à fin août, c’est un pur plaisir ».
Vous êtes plutôt un groupe de scène ou studio ?
PPRR:« La scène, c’est quelque chose de vivant et de différent chaque fois. On ne sait pas vraiment quel va être la réaction du public. Le studio est un moment de création, de posé ».
Existe t-il une différence entre votre public du nord et du sud ?
PPRR:« Dans le sud, le public s’exprime davantage. A Paris, par exemple, le public est plus calme. Il y a toujours des différences, mais jamais un lieu mieux qu’un autre ».
Imaginez-vous, rajouter une femme dans votre groupe, une voie féminine dans votre univers musical ?
PPRR:« Nous y avons pensé. Quelqu’un de méconnu du public, qui ne porte pas d’étiquette. On ne cherche pas vraiment, mais pourquoi pas. Nous n’avons pas encore trouvé la bonne voix ! ».
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Rencontre avec CHRISTOPHE MAE
Au cœur des VOIX DU GAOU, un soir d’été où la fête bat son plein, plus de 9 000 personnes étaient venus voir et entendre Christophe MAE sur l’île du GAOU.
Au abords, la presqu’île est saturée par ceux et celles qui voulaient être parmi les premiers… L’organisation du Festival a dû mettre en place une batterie de recommandations pour que l’accueil se fasse sans trop de difficultés.
Après les premières parties rythmées par Amandine BOURGEOIS, Mike IBRAHIM ; Il est plus de 22 heures lorsque Christophe MAE apparaît vêtu de couleurs pour donner les tons et rassurer son public, non seulement par sa gentillesse, son professionnalisme, son dynamisme.
Christophe MAE débute son concert par son nouvel album paru au printemps. Pourtant, depuis trois mois à peine, le public connaît par choeur ses chansons et l’accompagnent dans les refrains.
Il y a là tous les âges. Les enfants adorent Christophe MAE, les parents ne sont pas seulement venus accompagner leurs enfants. Nous voyons des mains levées, des claquements de mains comme des instruments dédiés au chanteur.
Une soirée haute en couleurs placée sous le signe de la bonne humeur dans un décor naturel de rêve.
Rencontre avec SOMA
Lionel – Guitare et chant
Sébastien – Guitare
Depuis combien de temps avez-vous commencé votre carrière ?
Soma: « Il y a environ 10 ans que nous nous sommes rencontrés, nous avions le même genre musical. Nous nous sommes donc rapprochés et mettre notre musique en commun. Nous avons joué dans certains endroits, comme ça avec une trentaine de chansons, ce qui avec le temps nous a fait connaître »
Qu’est ce qui a changé depuis ?
Soma:« En 2008, nous avons signé avec SONY Music qui nous a permis d’avoir notre premier album personnel. Super expérience pour nous. Sauf que dans une de nos chansons, quelques scènes du clip ont été censurées ».
Votre public est-il différent selon les régions ?
Soma : « Nous avons un public différent chaque soir quelle que soit la région de France. Parfois même, on pensait qu’un public ne nous était pas destiné, et pourtant, même en faisant les premières parties, c’était plein partout. De notre côté, on aime bien mélanger les styles. L’important est de satisfaire l’auditeur, qu’il soit satisfait, c’est le principal. Nous avons vécu de grands moments lors de grands concerts. Notre maison de disques avait fait un beau travail de promo, et lorsqu’on se retrouve devant 7 à 8 000 personnes, il ne faut pas se louper. Ce sont de grands moments. Sur scène, vraiment, on s’éclate et le public le ressent aussi. Chaque soir est un soir différent »
Vous avez l’impression d’aller jusqu’au bout de votre musique ?
Soma : « Le jour où nous serons totalement satisfaits de ce que l’on fait, il faudra passer à autre chose ! Arrêter la musique. Il faut toujours se remettre en question. Nous connaissons globalement plus de succès dans le nord de la France, ou à Paris où l’on fait toujours complet, qu’à Marseille d’où nous venons. Comme quoi, nul n’est prophète en son pays. Et c’est pas faute de nous voir ou nous entendre ».
Alors, nous qui sommes du SUD, nous pouvons être fiers de SOMA |
Rencontre avec Guy-Manuel, le Chanteur et Guitariste du groupe PHOENIX
Comment avez-vous trouvé le nom PHOENIX ?
GM: « En fait, de façon naturelle. Ca nous plaisait bien. Ca veut rien dire et tout dire à la fois. Un nom que l’on retient maintenant »
Comment s’est formé votre groupe ?
GM:« Nous nous connaissons depuis l’adolescence, nous sommes tous les quatre musiciens et chanteurs, et nous partageons les mêmes styles musicaux. Nous sommes dans le groupe, deux frères, deux amis qui sommes dans la création. Pour ça, nous nous isolons pendant des semaines ou des mois pour faire un album. Nous avons toujours l’impression que tout ira vite, mais non. Il faut réellement nous isoler, être dans le calme pour trouver une harmonie entre nous, des sons qui nous plaisent ».
Vous arrive t-il d’être en désaccord parfois ?
GM : « Oui, souvent. Nous reprenons les morceaux, les retravaillons toujours pour faire de notre mieux, jusqu’à notre accord parfait. Il nous faut parfois deux ans avant de sortir un nouvel album ».
Vous arrive t-il de garder des morceaux dans un tiroir ?
GM :
« Non, nous ne gardons rien en stock ! »
Avez-vous des influences particulières ?
GM : « Plus on travaille ensemble, moins nous avons de différence précise. Une fois, on voulait faire un morceau instrumental en ½ heure, au final, ça s’est passé « comme ça », sans réfléchir, et c’était bon, on a gardé le morceau »
Comment expliquez-vous votre popularité ?
GM : « Nous sommes partis avec quelques titres que nous avons joué, aujourd’hui, notre musique se diffuse partout dans le monde. C’est un grand plaisir de reconnaissance de notre musique »
Avez-vous des commandes spécifiques pour le cinéma?
GM : « Oui, nous avons une demande venant de Coppola. Une musique que l’on entendra souvent dans le film. Pour l’heure, nous sommes en tournée jusqu’à la fin de l’année. Après, nous penserons à la création d’un nouvel album »
Avez-vous des préférences particulières ?
GM :J’aime bien les morceaux qui ne donnent rien… »
Expliquez-nous ça ?
GM : « Il y a des morceaux qui ne tiennent à rien, que l’on joue, le public apprécie, le principal est que les gens soient heureux » |
Martina BERNARDI - Juillet 2010 |